Qu’est-ce qu’un bon thérapeute ?

  • par Gorana Arnaud
  • 04 déc., 2016

Ou, les qualités à chercher chez un psy

Ce pourrait-il qu’il n’y ait pas de bonne ou des mauvaises thérapies ou « outils thérapeutiques », mais seulement des bons ou des mauvais thérapeutes ? Comme Freud l’a déjà remarqué en 1905 : « Ce n’est pas la médecine qui guérit, mais le médecin, c’est-à-dire la personnalité de celui-ci ; par sa personnalité il est capable d’influencer le patient, pour le meilleur ou pour le pire. »

Quand j’ai commencé à voir mes premiers patients il y a maintenant des années, je travaillais pour une institution qui utilisait exclusivement une thérapie qui s’appelle l’EMDR, et j’ai placée énormément d’espoir dans cette méthode. (Vous connaissez peut-être l’EMDR- c’est une thérapie qui utilise des mouvements oculaires ou des tapotements pour traiter le trauma…) Mais, avec le temps, j’ai remarqué une chose plutôt étrange ; chaque patient avait sa propre méthode thérapeutique préférée, et c’était la méthode préférée de son thérapeute aussi. Donc, quelqu’un avec une histoire d’abus et de dépravation émotionnelle pendant son enfance ne jurait que par l’EMDR, celui avec une histoire quasi-pareille était très contre l’EMDR et idéalisait la psychanalyse traditionnelle, la troisième personne argumentait que la psychanalyse était sans intérêt et qu’elle avait essayé toutes les thérapies jusqu’à trouver le salut dans l’hypnose, ou le Gestalt, etc.

Ce phénomène m’a obsédé pendant longtemps. Et s’il n’y avait pas une thérapie qui était meilleure qu’une autre, tout ce qui comptait étant le thérapeute lui-même ? Si c’était le cas, alors quelles qualités font qu’un thérapeute est bon ? Ceci est extrêmement difficile à préciser, cependant, voici quelques qualités que j’estime être indispensables.

La première qualité est l’empathie. Un bon thérapeute communique à son patient le désir de comprendre et de partager son vécu. Il ou elle communique que le patient n’est pas seul- quand une personne se sent comprise et véritablement « vue », elle peut réussir à trouver la force pour se regarder en face courageusement.

Une autre qualité d’un bon thérapeute est le respect. Ceci veut dire pouvoir accepter que le patient a le droit de choisir, de faire des erreurs, de souffrir, ou de guérir. Ceci veut aussi dire pouvoir enseigner les principes du fonctionnement du cerveau et de la psyché, pour encourager l’autonomie et éviter toute éventuelle dépendance.

Un bon thérapeute est entièrement sincère et honnête ; il n’utilise jamais le jeux de la manipulation. Il développe une relation appropriée avec le patient, et sait quelles limites à mettre à des confidences mutuelles.
La chaleur humaine est une autre qualité à avoir. Le bon thérapeute montre qu’il tient à son patient, avec des mots et de manière non-verbale aussi.

Un thérapeute efficace est également très concret ; il n’utilise pas un langage technique et des termes que le patient risque de ne pas comprendre et il n’hésite pas à se lancer au cœur de la problématique très rapidement.

Ensuite vient la confrontation. La chaleur et l’empathie sont certes nécessaires, mais un bon thérapeute doit pouvoir dévoiler toutes les éventuelles distorsions, contradictions ou évitements dans le récit du patient. Par exemple, « souffrir » de migraines peut signifier que je ne dois peut-être pas aller au travail, ni d’ailleurs faire l’amour à mon conjoint. Le bon thérapeute accepte que la confrontation puisse soulever la colère ou la frustration, et au même temps il reste très chaleureux et emphatique envers la problématique de son patient.

Une autre qualité importante est un tout petit-peu de la révélation de soi. Le thérapeute efficace partage un tout petit peu de lui-même. Ceci a pour effet d’inspirer et motiver le patient à guérir. C’est fait au bon moment pendant la séance, et a pour effet que le patient entend : « Je te comprends. Tu n’es pas seul. »

Ensuite, le bon thérapeute fait en sorte que c’est ok pour le patient à exprimer ses émotions ouvertement ; le plus important est des éventuels sentiments négatifs envers le thérapeute. La remarque que j’ai entendu plusieurs fois est : « Vous ne tenez pas vraiment à moi- vous ne faites que votre travail. » Ceci adresse avec courage la relation entre le thérapeute et le patient, et apprend au patient, via l’honnêteté du thérapeute, à pouvoir travailler sur ses propres relations interpersonnelles.

Il est également indispensable que le thérapeute communique un sens du pouvoir personnel, verbalement et non-verbalement. J’appelle cette qualité « puissance » ou « autorité emphatique ». Le bon thérapeute montre un engagement très confiant envers le patient, et ceci communique qu’il n’est pas dangereux d’être authentique et « vrai » en la présence du thérapeute. Tôt ou tard, la confiance en soi du thérapeute va se transférer sur le patient, et celui-ci va se sentir capable de profiter pleinement de la vie.
  
En dernier, il se peut que la qualité la plus importante du bon thérapeute soit l’auto-actualisation. Ceci veut tout simplement dire que le thérapeute est activement engagé dans son propre travail d’auto-croissance. Le thérapeute doit agir comme un modèle, un exemple pour le patient : fort, fiable et optimiste. Le bon thérapeute a du développer sa propre philosophie qui lui permet d’avoir une paix d’esprit. Il doit pouvoir partager ses sentiments ouvertement et honnêtement avec sa famille et ses amis, et sa vie personnelle devrait être une oasis d’amour, confiance et acceptation. Le bon thérapeute devrait être capable d’incarner ce qu’il prêche. Si cela n’est pas le cas, alors tous nos diplômes, formations et expériences professionnelles n’ont aucune valeur. Si nous ne sommes pas capables d’assumer nous-mêmes, alors c’est encore un cas de « fais comme je dis, mais ne regarde pas comment je fais. »

Le blog d'une psychothérapeute à Montpellier

par Gorana Arnaud 12 févr., 2017
Bien, maintenant nous allons appuyer sur le bouton accélérateur et retrouver cet enfant quelques décennies plus tard. Malgré ses efforts, l’adulte formateur (formateur pour le meilleur et pour le pire) qui l’a élevé n’a pas changé. Cependant, l’ancien enfant est indépendant, au moins de point de vue matériel. De point de vue émotionnel, c’est une autre histoire.

Le trauma, n’étant pas digéré, est comme un disque cassé qui tourne et tourne sans cesse autour du même socle, et n’arrive pas à avancer. L’être humain se retrouve dans la même situation.

Notre « petit adulte » a besoin de se prouver qu’il peut maitriser la situation, et il essaiera jusqu’à la fin de sa vie (sauf s’il entreprend une thérapie) de « prouver » aux personnes rencontrées qu’il vaut la peine d’être aimé. Les personnes rencontrées, choisies (encore, peut-on vraiment parler d’un choix, puisque c’est l’inconscient qui commande ?) sont forcément semblables à celles qui l’ont tant blessé dans son enfance. Et s’il arrive à leur prouver qu’il est une bonne personne digne d’amour et de respect, le trauma sera maitrisé, effacé, guéri. Sauf que tous ses efforts sont vain.

Mais tout n’est pas sans issue. Comme mentionné avant, la plupart des plaintes en cabinet concernent exactement ce dilemme, et un bon thérapeute est très apte à traiter ce sujet. Une fois que le patient a compris les mécanismes qui le sabotent, et que grâce à la relation thérapeutique (ceci est primordial : la guérison n’advient pas que grâce à la compréhension intellectuelle) il est capable de faire d’autres choix, des choix plus sains, plus adaptés. Et là, la vie peut commencer. Une vie ou le patient profite et joui de son bonheur, au lieu de constamment lutter pour une place au soleil. ☺

(fin)
par Gorana Arnaud 12 févr., 2017
Le mécanisme psychique qui opère derrière tout ça est le suivant. Un enfant nait dans une famille, il a une mère et un père. Comme l’enfant en tant que nourrisson est dépendant de l’adulte qui prend soin de lui, il est en quelque sorte biologiquement programmé pour « aimer » ses parents. Ce mécanisme complexe assure sa survie pendant la période où il est encore trop petit pour ne compter que sur lui-même. Le bébé grandit, et, un beau jour, il se rend compte du comportement bizarre, anormal, de l’adulte à son égard. Ou l’adulte rentre complètement ivre le soir, ou l’enfant est ou témoin ou récepteur des humiliations, des injures, des coups, des attouchements. Ou, l’adulte n’est tout simplement jamais là ; c’est la maltraitance de l’abandon.

Pour résumer, l’enfant, quand il a atteint un peu près l’âge de la compréhension, se trouve témoin d’un comportement de la part de l’adulte qu’il a du mal à expliquer. Et là, il a deux choix. Le premier choix qui se présente à l’enfant est : « ce comportement est inexplicable, injuste, donc : cet adulte est fou. » Le deuxième choix est la pensée qui dit : « cet adulte me fait du mal ; c’est justifié puisque c’est de ma faute. » Quasiment tous les enfants choisissent la deuxième option. Pourquoi ?

Tout d’abord, il faut expliquer que quand nous parlons d’un âge bas, disons entre deux et sept ans, il est difficile de parler d’un « choix » ; l’enfant « choisi » tout simplement la solution la plus économique possible, c’est-à-dire qui lui cause le moins de peine psychique.

Donc, la première option « l’adulte en face de moi est déséquilibré, fou » n’est pas accepté par la psyché infantile. Ceci pour la simple raison que l’enfant est dépendant de cet adulte « fou ». La ligne de pensée peut être la suivante : « Maman, ou papa, ou tante X, ou Monsieur Y, réagissent de manière instable, sans aucune considération pour moi. Donc, le monde est un monde de fous, les « grands » ne sont pas stables, je ne peux compter sur eux, ni sur personne d’ailleurs, le monde dans lequel je vis est un monde sans loi, sans fondation, je suis complétement seul et je ne peux compter sur personne ni sur rien. » Cette pensée est tout simplement trop affolante pour un enfant. Comme l’enfant est, je ne peux pas le répéter assez, dépendant de l’adulte, il a besoin de croire que l’adulte réagit d’une manière cohérente, juste, sinon il y a risque d’effondrement.

Mais comment est-ce que l’adulte peut être juste ? Sauf si… sauf si, et c’est ici qu’advient la pensée qui sauve l’appareil psychique immature et fragile de l’enfant: « C’est de ma faute. C’est moi qui suis mauvais, et je mérite ce qui m’arrive. » Alors le plus souvent l’enfant s’efforce d'être le meilleur enfant possible ; le plus sage et le plus obéissant possible. Entièrement rentré dans lui-même, l’enfant idéal que nous voyons mais n’entendons pas. « Si j’aide plus dans la maison, il (l’adulte) sera plus gentil, si j’apporte que des bonnes nouvelles, j’éviterais peut-être les coups… » Et caetera. Avec cette acrobatie de pensée, l’enfant à l’impression qu’il peut contrôler la situation, qu’il a le contrôle sur ce qui lui arrive, sur son sort. Et c’est beaucoup, beaucoup mieux que la première option, où il ne contrôle absolument rien et est à la merci d’un adulte…fou.

(la fin dans un billet à suivre)
par Gorana Arnaud 12 févr., 2017
Le concept de « répétition » a été tout d’abord élaboré par Freud en 1914 déjà, et c’est à lui qu’on doit sa découverte. Mon intention ici n’est pas d’élaborer sur le concept de répétition théorique, mais de l’illustrer tel qu’on le voit en clinique, c’est-à-dire au sein du cabinet. En effet, un nombre important, pour ne pas dire la majorité des nouveaux patients qui franchissent le seuil du cabinet psy, viennent avec la plainte qui concerne directement la compulsion de répétition.

Voici quelques exemples. Une jeune femme de vingt-huit ans souffre du comportement jaloux et narcissique de son compagnon. Ils sont en processus de rupture, cependant la jeune femme retourne chez son compagnon dès que celui-ci l’appelle en suppliant de revenir, avec la promesse de changer et tout remettre à zéro. La patiente dit : « Je sais, je sais intellectuellement qu’il ne pourra pas changer, mais… je l’aime. Je sais qu’au fond de lui c’est quelqu’un de bien.»

Ou, un monsieur de soixante-huit ans subi au quotidien les injures et humiliations de sa femme qui lui accuse d’être un « faible, quelqu’un sur qui on ne peut pas compter » et menace de le quitter avec son amant. Mais, le mari persévère stoïquement à vouloir à tout prix sauver le couple, et cherche toutes les astuces possibles pour apaiser sa femme. Il avoue : « Je sais, je sais au fond de moi qu’on est trop différents, ma femme et moi, mais c’est mon troisième mariage. Les deux précédentes se sont finies de la même façon, et je n’ai pas envie de me retrouver à nouveau seul à soixante-dix ans. »

Tous ces patients viennent demander de l’aide à travers la psychothérapie quand ils prennent conscience que la même histoire se répété, et se répète. Les villes changent, le lieu de travail changent, mais les personnalités toxiques qu’ils attirent s’avèrent être étrangement les mêmes, dans le sens où ces personnalités ouvrent la même plaie, réactivent la même douleur. « Pourtant, au début, c’est-à-dire les premières quatre mois, il semblait si diffèrent, tout était si beau, si parfait… Et là, c’est reparti… »

(la suite dans un billet à venir)
par Gorana Arnaud 31 janv., 2017
Le corps et l'esprit sont étroitement liés. Le yoga peut être un bon complément à une thérapie. J'en discute souvent avec mon amie Michelle Martins professeur de yoga chez Agora Yoga à Montpellier .
par Gorana Arnaud 22 janv., 2017
There is a lot of buzz at the moment about meditation, yet meditation does not necessarily mean going to a class, sitting upright on a cushion for an hour, and forcing our minds to be “empty” and to “think of nothing”. This is actually very hard to do, and reserved to the elite few who have had the patience and the perseverance to go through years of training and practice. Also, the goal is not necessarily to empty our minds of everything, just of anxious, obsessive thoughts that do us no good. And this can be much more easily done if we fill up our minds with something else. Cooking, gardening, knitting and any sort of manual work obliges us to concentrate on what we are doing at the very instant, and so there is simply no room for anxious thoughts to spoil the moment.

Yet, a very interesting form of meditation is reading. Reading forces us to transport our minds and imagination elsewhere then on our bills, taxes, family disagreements and fears about a hypothetical future which will probably never happen anyway. Whilst reading, the mind can rest, precisely because it is occupied elsewhere. When the mind is creatively employed instead of “empty” (as many new-age fads would like us to believe) meditation happens naturally, without us having to force things or “train” our minds to obedience.

Interestingly, there is an entire courant of psychotherapy called “book therapy” developed precisely around this idea. But there is a simple way to reap the benefits of book therapy instantaneously. This consists of getting a cup of tea and snuggling up on the sofa with a good book.

A great choice of reading in a confortable setting, in Montpellier, can be found at  Le Bookshop :  besides an impressive bilingual book collection, they have a great choice of drinks and cakes, as well as various book club and language exchange activities.
par Gorana Arnaud 31 déc., 2016
Comme psychothérapeutes, nous avons plusieurs obligations. L’une entre elles est l’obligation de toujours se tenir informé de dernières nouveautés dans l’évolution des psychothérapies. J’ai donc testé une séance d’archives akashiques avec Jonathan Yahimi, car j’entendais sans cesse parler autour de moi de ces « archives ». C’était une expérience très intéressante. Jonathan possède une empathie très intuitive, et il a su rapidement me mettre à l’aise. Sa bienveillance et son professionnalisme sont évidentes. La séance se déroule de la manière suivante : le client apporte une liste de dix questions, auquel il aimerait avoir une réponse, et Jonathan fait une lecture des archives pour voir le potentiel ou les possibilités que la personne assise en face de lui est capable d’atteindre. C’est une description simpliste pour une expérience qui est plutôt de l’ordre de l’indescriptible. Beaucoup des problématiques psychiques, comme les angoisses, la faible estime de soi, etc., se trouveront réconfortés par une telle approche.

Yahimi Jonathan
Thérapeute et Consultant Archives Akashiques
Site: www.archives-akashiques.fr
Tel : 07.68.02.34.73
Montpellier (34)
par Gorana Arnaud 31 déc., 2016
Il est de plus en plus courant d’entendre, même dans le milieu des thérapeutes, que la bonne vielle psychanalyse « ne sert à rien », que « parler, ça ne change rien », etc. Il est parfaitement vrai que beaucoup des psychanalystes eux-mêmes prétendent que le mot « guérir » est un gros mot. Combien de fois n’ai-je pas entendu, dans les soirées, un collègue dire sur un ton confidentiel : « Aller mieux, oui. Guérir, non. » De ce fait, la psychanalyse Lacanienne nous dit que le but ultime d’une cure est que le patient accepte son symptôme, apprenne à vivre avec, mais qu’il n’essaye surtout pas de l’éradiquer, car le symptôme et le sujet sont liés ensemble pour toujours.

Dans l’autre camp, nous avons les thérapies alternatives : hypnose, thérapies par mouvements oculaires, thérapies par médiation corporelle, thérapies brèves, etc. : ici, « guérir » devient un impératif, de préférence dans un lapse de temps entre une et cinq séances. Mais, malgré ces promesses miraculeuses, la bonne vieille thérapie par la parole persiste… Pourquoi ?

Il faut tout d’abord faire la distinction entre la psychanalyse classique et la thérapie dite « d’inspiration psychanalytique » ou « psychodynamique ». Dans la psychanalyse classique, le patient est sur le divan, ne voit pas son analyste, et celui-ci fait peu de commentaires et surtout pas d’ « interprétations ». L’émotion de la part de l’analyste est vue d’un mauvais œil et le silence est loué, car le patient doit apprendre à « gérer la frustration ».

La thérapie d’inspiration psychanalytique ou psychodynamique est tout autre, malgré la confusion que suscite son appellation. (Cette approche est en effet, issue de la psychanalyse, mais a beaucoup évolué à partir de là.). D’abord, le thérapeute et son patient sont assis face-à-face, à une distance pas trop éloignée, la communication non-verbale, c’est-à-dire le contact visuel étant primordial. Ici, le thérapeute est beaucoup plus impliqué que dans la cure psychanalytique. Il écoute, mais il soutient, pose des questions, dirige la séance, explique et surtout informe le patient avec toute son expérience et capacité, pour que le patient se sente le mieux armé possible de confronter avec succès sa problématique.
Cette thérapie humaniste est non seulement très efficace, mais nous avons peut-être au jour d’aujourd’hui la preuve scientifique que parmi toutes les thérapies sous le soleil, c’est celle-ci qui est la plus efficace. Et qui tient dans le temps, longtemps après que la dernière séance soit terminé.

Dr. Jonathan Shedler, chercheur à la faculté de médecine de l’université de Colorado, Denver, a comparé huit méta-analyses comportant 160 études sur la thérapie psychodynamique, avec neuf méta-analyses d’autres approches thérapeutiques et les médicaments antidépresseurs. Selon le Dr. Sedler , les autres approches thérapeutiques avaient des résultats qui étaient limités dans le temps, mais la thérapie psychodynamique était la seule qui instiguait des changements et une évolution dans la psyché du patient qui s’intensifiait et croissait longtemps après que la dernière séance fut terminée.

La psychanalyse classique à longtemps renié les études statistiques, et ceci à son propre détriment. Le résultat inévitable a été que des autres formes de traitement, par exemple les thérapies comportementales et cognitives, les fameux TCC’s, ont su s’établir sur le prétexte qu’ils étaient « scientifiquement validés » et appuyés par des « recherches empiriques ». Cependant, les nouvelles donnés comme celles du Dr Shedler, confirment ce que maints thérapeutes et patients savaient par expérience : la thérapie par la parole, la thérapie « classique » marche, marche très bien, et en terme d’efficacité, c’est ce qu’il y a de mieux.
par Gorana Arnaud 31 déc., 2016
It is becoming more and more common to hear, even amongst therapists, that old-fashioned psychoanalysis is simply too long and the results too negligible, worse, that simply “talking” doesn’t solve anything, especially deep-rooted psychological ailments. This is made worse by the fact that many “old-school” psychoanalysts, especially in Europe, see the word “healing” as an almost dirty word. There have been a number of times at conferences or networking events that I have heard a colleague psychoanalyst say in a half-whisper: “The patient can get better, sure, but they cannot “heal”.

On the other side of the ring, we have the so-called “alternative” therapies: hypnosis, eye-movement therapy, brief-therapy, body-centred therapy, etc. Here, “healing” becomes implicit, preferably in the lapse of time between one to five sessions. Yet, despite these miraculous promises, good-old talk therapy still persists… Why?
First, it is necessary to make the distinction between classical psychoanalysis and “psychoanalytically inspired” or “psychodynamic” psychotherapy. In classical analysis, the patient is on the couch, facing away from the analyst whom he cannot see. The analyst makes very few comments and mostly listens; any emotion on his part is not seen in a very positive light, indeed the best intervention is silence, because in this way the patient can “learn how to handle frustration” and “face reality”.

Psychoanalytically-inspired, or psychodynamic therapy, is very different, despite the confusion of the label. (Actually, psychodynamic therapy did originally evolve from psychoanalysis, but has come very far since its nineteenth-century relative).

Here, the therapist and the patient sit in armchairs facing each other, at a not-too-far-apart distance. Intimacy and non-verbal communication, thus eye-contact, are of the utmost importance. The therapist is much more engaged than he would be in a classical analytical cure. He listens, but he also supports, asks questions, structures each session, explains, and most of all informs or teaches the patient using all his experience and know-how so that the patient feels as equipped as possible to deal with issues in the outside world.

This “humanistic” therapy is not only very effective as far as patient testimonials go, but we might actually have scientific proof that amongst all the different psychotherapies under the sun, it is precisely this one that yields the best results. Best of all, benefits of this therapy continue to grow even after the end of treatment.
Jonathan Shedler, PhD, of the University of Colorado Denver School of Medicine, compared eight meta-analyses of 160 studies on psychodynamic therapy, with eight meta-analyses of other therapeutic techniques as well as antidepressant medication. According to Dr. Shedler , other therapies showed patient improvement but the improvement was limited in time, whereas psychodynamic therapy was the only one that initiated changes and an evolution in the psyche of the patient that grew even long after treatment was terminated.

Classical psychoanalysis has always looked down upon statistical findings, and this has been to its own detriment. The inevitable result of this was that other forms of treatment, for example the cognitive behavioural therapies or CBTs have been able to gain limelight by the pretext that they were “scientifically approved” and supported by “empirical evidence”. However, new research such as that of Dr Shedler, confirms that which numerous therapists and patients knew by experience: classical “talk therapy” not only works very well, but in terms of efficiency, it’s the best there is.
par Gorana Arnaud 18 déc., 2016
Perhaps the most important thing to consider when working with adoption is attachment issues.

However, even though parents and therapists must be aware of and educated about attachment styles and difficulties, it is primordial to stress that the adoptee child or adult does not suffer from “attachment disorder”. She suffers from full-blown, all-out PTSD. “I am not good enough for Mummy to keep me. I was rejected, given away. And because it happened once, I have no guarantee it won’t happen again.” This is the core belief of an adoptee, and persists until, and if, she has children of her own.

As a parent, expect the adoptee to attach too quickly, almost too easily to you, whilst at the same time quite possibly not attaching at all. Once you become aware of this inevitable distance, it might help to undergo some therapy of your own in order to come to terms that her idea of and tolerance to intimacy might not be the same as yours. It might be incredibly painful to realise that even though she will give you the maximum that she can, she cannot, at least for now, give you what you wanted so desperately. This is especially poignant in the case of mothers who adopt. You wanted a child so much, you went through horrific physical and emotional hardship trying to become a mother, you waited for so long, now she is finally here, except that- sometimes you have a feeling deep inside your gut as if she wasn’t really here. As if…she didn’t really want to be here, but is almost too afraid of upsetting you if she admitted it.

Be patient. Give it time, lots and lots of time. Be very careful of suffocating (smothering) her. This will only create more distance. Eventually, she will mirror your smile and smile back. Let her take the initiative in everything, and let her come to you.
par Gorana Arnaud 11 déc., 2016
Eliminating anxiety is extremely rewarding work. When the brain and body are no longer in “fight or flight” anxious mode, an incredible amount of energy is freed up, energy that can be used to laugh, play, create, work, love, and simply enjoy life.

In very acute cases, and with the patient’s accord of course, it might be beneficial to introduce the patient to some form of relaxation techniques, such as mindfulness, or hypnotherapy.

The setup of hypnotherapy is fairly simple: the patient, in a reclined position, closes his eyes and lets the therapist’s soothing voice and skilled manoeuvres transport him elsewhere, to a place that is anxiety-free. The neuroscientific reasoning behind this is straightforward- in order to drive anxious thoughts out of the brain, we must saturate the synapses by filling the brain with positive suggestions. Thus the patient can allow himself to calm down and get over the immediate crisis.

This part of therapy is very relaxing and fun; and the results are incredibly quick. In my own practice I have often been astounded by the speed at which anxiety is tamed in only one or two hypnotherapy or mindfulness sessions, as opposed to traditional talk-therapy.

The therapist will not only administer these techniques (i.e. relaxation, mindfulness techniques and/or hypnosis) to the patient, but will teach him how to do these techniques on her own, at home, so he is independent and does not need the therapist, and can thus gain control over the anxiety attack if and when it may arise. In many cases, having a sword to slay the monster with, and knowing how to use the sword, metaphorically speaking, is enough to keep the monster at bay.

Once the immediate crisis is over, a more psychoanalytical, or psychodynamic approach takes place. In plain English this means= we just talk. In the safe setting of a therapist’s office that is perceived as a strong and trustworthy cocoon, we can gradually begin to explore the underlying roots of anxiety. How quickly this is done depends on the skill and experience of the therapist, but most importantly on the rapport between therapist and patient. There must be an intuitive feeling of safety, understanding and trust.

I firmly believe that in order to heal our deepest wounds, talk therapy is more than enough, and remains the best remedy to date. Yet, even though we may get an intellectual grasp of the causes of our anxiety in two or three sessions, getting to the point where we are truly anxiety-free emotionally and physiologically may take a little longer.
The roots of anxiety may go back to an earlier traumatic experience, but often originate in childhood.

I often tell my patients: “Only children are scared. Adults don’t suffer from anxiety.” Adults assess a situation, and make choices. A child often reaches a point where he is painfully aware of the menacing world all around, and the future which is at best uncertain. An adult is tall and strong. Adults must learn to handle disappointments in life, and let go of unrealistic expectations, but an adult is in control. An adult knows that every action is a choice, and that every action has its consequence. An adult sleeps well, has a healthy appetite, and is full of lust for life, looking forward to every hour of every new day.

Yet, the journey from being a child to being fully an adult is a lifelong journey, and biological age is no indication of maturity. This is excellent news, because it means we can learn new skills at any age. After successful completion of therapy, we should get to a point where we consider anxiety as our best friend- a kind of barometer or signal that tells us what to watch out for, when to slow down, and how best to trust our intuition and ultimately ourselves. The first turning point in therapy comes when the patient says: “Huh. I never saw things that way before.” Yet the real triumph comes when he says: “Wow. Had I not been so exhausted and pushed up against the wall by all this anxiety, I would’ve never asked for help, and would’ve never realised how strong I really was. I have the confidence to really go after my dreams now.” And the huge beaming smile on their faces is the therapist’s best reward.
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